Visite de l'AIACC/CLUB-CONCORDE à TOULOUSE le Samedi 10 Septembre 2005.

(Texte : Alain BARON ; Photos : G. Redor, J-L Bartos, J-F Mougne, B.Charles)


On en parlait au moins depuis l’AG de Février dernier… depuis le 15 Août, c’était certain une sortie du club aurait bien lieu à Toulouse le 10 Septembre… dans l’après-midi, exclusivement consacrée aux deux CONCORDE définitivement basés là : le F-WTSB et le F-BVFC …et avec Michel Rétif.
Allant rarement à Toulouse, nous décidons avec une amie ( Bonjour Evelyne ! ) de partir dès le matin afin d’ajouter une visite chez AIRBUS.
Habitant non loin de Roissy, et pour se mettre dans l’ambiance, nous descendons en A319 d’AIR FRANCE ( AF7780 / F-GRHB ).
Ce matin là, un décollage en 26R depuis le taxiway W10 nous permettait de voir le F-BVFF toujours en attente d’un lieu d’exposition. Une heure et cinq minutes de vol plus tard, c’est sur une piste 33R recouverte de précipitations (expression que l’on peut lire dans le manuel d’utilisation CONCORDE et qui signifie : vachement mouillée !!! ) que nous nous posons. Par les hublots de gauche, on distingue un A380 au parking.

De 10H30 à 12H00, nous avons donc effectué une visite du site AIRBUS. Nous la recommandons. On y voit des choses très intéressantes. Les hôtesses qui nous accompagnent sont sympas et connaissent parfaitement leur sujet, capables de répondre aux questions des visiteurs. L’accès au site de production de l’A380 ne fait pas partie de la visite mais je pense que cela est provisoire…Patience.
Prendre des photos sur le site est interdit. TAXIWAY possède une boutique bien achalandée pour compenser.
C’est un vrai succès. La réservation est obligatoire.


Le F-BVFC vu de l'extérieur du site de Blagnac.


Après un rapide pique-nique à Colomier, retour chez TAXIWAY à 13H30, ou nous retrouvons les membres du club. Michel Rétif est là aussi avec une superbe cravate dont les motifs sont des silhouettes de CONCORDE. Les formalités d’usage effectuées, nous entrons sur le site AIRBUS, nous nous dirigeons vers le F-BVFC, Michel Rétif, micro en main, nous parle déjà de notre oiseau préféré. Pour décrire le F-BVFC, il ressemble beaucoup à ce qu’ il était en Août 2000 à New York. A part la porte d’entrée principale, tous les contours de porte sont obturés, tous les orifices également, les entrées et sorties réacteurs.

Les jambes de train sont enveloppées et les pneus recouverts de chaussons rouges du plus bel effet. Les hublots sont parfaitement dégagés. Nous en faisons le tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre en commençant par l’aile droite ( la plus proche de notre car en fait ). Michel Rétif va nous faire une sorte de visite prévol en nous la commentant. Tout y passe. Elevons, moteurs, aile, tube Pitôt, nez basculant, trains d’atterrissage. Arrivés au pied de l’escalier nous montons ( pas plus de quatre en même temps sur l’escalier ).

En six groupes de quatre, tout le monde est à bord. A gauche le poste de pilotage, toujours aussi beau, est fermé par une porte en verre qui ne gâche pas le paysage. A droite nous accédons à la première cabine. La moquette de l’allée centrale est recouverte d’un plastique transparent et les têtières blanches ne sont plus là pour nous accueillir. Disparues aussi les ceintures de sécurité. En fait elles sont bien là, camouflées entre le siège et le dossier.
La deuxième cabine est interdite aux visiteurs par une petite chaîne blanche et rouge. L’absence d’éclairage donne à la cabine blafarde une ambiance que Michel Rétif a qualifiée d’hôpital. Chacun s’est assis et Michel Rétif debout dans l’allée centrale à continué à nous parler - entre autre - du premier Caracas - Paris sans escale et du rôle des passagers sur ce vol à peine plus nombreux que nous, jouant les sacs de sable à l’approche des côtes françaises
( CDB Duchange Mai 1976 ).
Nous sommes restés ainsi un bon moment. Ceux qui avaient eu la chance de voler sur CONCORDE essayant de se remémorer quelques bons souvenirs. Puis, il a bien fallu se résoudre à descendre toujours quatre par quatre. Nous avons terminé le tour de l’avion par son aile gauche et l’arrière du fuselage.

Puis direction le F-WTSB à environ 500 mètres de là, dont nous n’avons fait qu’un bref tour. La visite est impossible en ce moment, il n’y a d’ailleurs pas d’escalier.
Ensuite nous avons quitté AIRBUS, direction Toulouse, L’AEROTHEQUE, un musée consacré à l’histoire de l’aviation à Toulouse. En commençant par un certain Clément Ader né à Muret. Un petit film d’un quart d’heure nous a été projeté. Il y a dans ce musée beaucoup de photos, d’instruments de mesure pour fabriquer des pièces avion d’un temps où les fraiseuses et les ordinateurs n’existaient pas, mais où les avions volaient quand même. Il y a dans ce musée une collection de maquettes impressionnantes CARAVELLE, CONCORDE et toute la gamme AIRBUS y sont en bonne place.
Ensuite ce fut l’heure de se dire au revoir direction l’aéroport pour les uns, la gare pour les autres. Coup de chance pour ceux qui descendaient à l’aéroport…Michel Rétif aussi pour y avoir garé sa voiture. Nous avons pu discuter avec lui encore un peu et improviser une petite séance d’autographes sur un coin de cartable.


Le modèle de pré-série #201 F-WTSB (02/2001)

18H00, notre A320 nous attend ( AF7789/ F-GJVG ). Décollage sur la 33R ( devenue sèche )… une heure plus tard, dernier virage au dessus de Meaux, atterrissage en 26L. Bloc/bloc Roissy 7H30-19H30, pile 12 heures. AIR FRANCE espère nous revoir prochainement sur ses lignes… Nous aussi… Nous avons passé une excellente journée et rencontré un Monsieur formidable… très attachant…Michel Rétif. Et tant pis si sa modestie naturelle en prend un coup.


 



Maquette du 001 / F-WTSS dans les locaux d'Aérotech.

 

Liens relatifs à ce récit :

Taxiway : http://www.taxiway.fr
Voir F-BVFC : http://www.skybird-ev.de/tour/france/fe15---d.htm
Aérotech : http://perso.wanadoo.fr/espace.clg.alain/club/Visites/Aerotheque.htm